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Insécurité dans l’Est de la RDC : l’ONU sanctionne Corneille Nangaa et l’AFC/M23, quels gains pour Kinshasa ?

Publié le : 17/07/2026 à 09:58
Sécurité

Le Conseil de sécurité de l'ONU renforce son offensive diplomatique contre les acteurs de l'insécurité dans l'Est de la RDC. Le Comité des sanctions des Nations unies a décidé d'inscrire six nouveaux responsables de groupes armés ainsi que deux organisations sur sa liste des personnes et entités visées par des mesures restrictives, dans le but d'accentuer la pression internationale sur les mouvements accusés d'alimenter le conflit.

 

Parmi les personnalités sanctionnées figure Corneille Nangaa, présenté par les Nations unies comme le dirigeant de l'Alliance Fleuve Congo (AFC/M23). Selon le communiqué du Comité des sanctions, il est visé pour son rôle présumé au sein de cette coalition armée active dans l'Est de la République démocratique du Congo.

 

Le Comité a également sanctionné John Imani Nzenze, identifié comme responsable du renseignement du M23, ainsi que plusieurs chefs d'autres groupes armés opérant dans la région.

 

Concernant les FDLR, les nouvelles mesures ciblent Sébastien Uwimbabazi et Gustave Kubwayo, alias « Sirkoof », accusés notamment d'avoir participé à des attaques contre des civils, à des enlèvements contre rançon et à l'exploitation illégale des ressources naturelles.

 

Les sanctions concernent aussi Muhammed Lumisa, présenté comme responsable logistique des ADF, ainsi que Charles Sematama, chef militaire du groupe Twirwaneho, actif dans les hauts plateaux du Sud-Kivu et accusé d'exactions contre les populations civiles.

 

Au-delà des individus, les Nations unies ont également inscrit l'Alliance Fleuve Congo (AFC) et le groupe armé Twirwaneho sur la liste des entités sanctionnées.

 

Conformément au régime de sanctions établi par le Conseil de sécurité, ces inscriptions entraînent notamment le gel des avoirs, une interdiction de voyager et un embargo sur les armes visant les personnes et organisations concernées.

 

Cette décision intervient alors que les violences persistent dans l'Est de la RDC malgré les initiatives diplomatiques régionales et internationales. Par ces nouvelles sanctions, les Nations unies entendent accroître la pression sur les responsables de groupes armés accusés de contribuer à l'instabilité, aux violations des droits humains et à l'insécurité qui affectent durablement les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l'Ituri.

 

Rédaction

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