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Soudan du Sud : Salva Kiir ouvre un dialogue inter-partis après la dissolution du gouvernement | DRC News

Le président sud-soudanais Salva Kiir a ouvert jeudi 24 septembre à Juba un dialogue inter-partis destiné à préparer la trans …

Soudan du Sud : Salva Kiir ouvre un dialogue inter-partis après la dissolution du gouvernement | DRC News
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Le président sud-soudanais Salva Kiir a ouvert jeudi 24 septembre à Juba un dialogue inter-partis destiné à préparer la transition vers les élections prévues le 22 décembre 2026. Cette initiative intervient deux jours après la dissolution du gouvernement de transition et alors que plusieurs groupes d’opposition contestent le processus électoral et réclament une médiation régionale.

 

Réunis au Freedom Hall de Juba, des responsables politiques, des représentants de la communauté diplomatique et des acteurs institutionnels ont assisté au lancement de cette initiative.

 

Salva Kiir a fixé les limites du dialogue : selon lui, il ne doit pas remettre en cause les décisions déjà prises ni modifier la trajectoire politique engagée. Le président affirme que l’objectif est de parvenir à une voie permettant d’organiser une élection « pacifique et crédible ».

 

Cette démarche intervient après la dissolution, le 22 septembre, du gouvernement de transition. Le même jour, Kiir a signé des amendements à la législation électorale qui ont supprimé certaines conditions préalables, notamment l’achèvement d’une constitution permanente et d’un recensement national, afin de permettre la tenue du scrutin de décembre.

 

Huit groupes d’opposition basés à l’étranger ont annoncé leur rejet du dialogue et des élections telles qu’elles sont actuellement préparées. Ils dénoncent ce qu’ils présentent comme une crise constitutionnelle et politique et demandent une intervention de l’Union africaine et de l’IGAD.

 

Le principal point de tension concerne notamment le vice-président Riek Machar, actuellement placé en résidence surveillée. Les opposants estiment que son éviction remet en cause le mécanisme de partage du pouvoir prévu par l’accord de paix de 2018.

 

De son côté, le mécanisme chargé du suivi de cet accord, la RJMEC, appelle les différentes parties à privilégier un dialogue inclusif et à préserver le cadre de l’accord de paix afin de parvenir à des élections pacifiques et crédibles.

 

Le calendrier électoral reste donc au centre des tensions : le gouvernement avance vers le scrutin du 22 décembre, tandis qu’une partie de l’opposition conteste les conditions politiques et institutionnelles dans lesquelles cette élection doit se tenir.

 

Rédaction

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