25/07/2026 23:56 Actualité RDC • Afrique • Monde
DRC News

DRC News

L'actualité à la seconde près

À la Une Musique Sport Écouter TV en direct
Publicité
Publicité
Publicité

Chargement en cours...

RDC : Après deux ans de suspension, Greenpeace Africa revient en Équateur pour protéger la forêt et soutenir les communautés locales

Publié le : 21/07/2026 à 10:53
Environnement
Le professeur Georges Milumbu, Directeur pays de Greenpeace Africa, reçu par le gouverneur de la province de l’Équateur, Bobo Boloko Bolumbu (à droite).

Mbandaka, République démocratique du Congo — Après deux ans de suspension, Greenpeace Africa reprend ses activités dans la province de l’Équateur. La levée de cette mesure par les autorités provinciales marque un nouveau départ pour l’organisation environnementale internationale et ouvre la voie à une collaboration renforcée autour d’un défi majeur : faire de la protection des forêts du bassin du Congo un véritable levier de développement pour les communautés locales.

 

Cette reprise intervient à la suite d’un plaidoyer constructif mené par Greenpeace Africa auprès des autorités provinciales, sous la coordination de son directeur pays, le professeur Georges. Ce dernier a récemment été reçu à Mbandaka par le gouverneur de l’Équateur, Bobo Boloko Bolumbu. Cette rencontre a permis de renouer le dialogue et d’établir les bases d’une nouvelle collaboration axée sur la recherche de solutions durables pour la préservation des ressources naturelles

 

Un dialogue qui ouvre une nouvelle phase de collaboration

 

La suspension des activités de Greenpeace Africa dans la province de l’Équateur avait interrompu pendant deux ans les interventions de terrain de l’organisation. Aujourd’hui, la levée de cette mesure traduit une volonté commune de privilégier le dialogue et la coopération entre les acteurs environnementaux et les institutions provinciales.

 

Pour Greenpeace Africa, cette nouvelle étape doit permettre de renforcer les efforts en faveur d’une gestion responsable des forêts, tout en tenant compte des réalités économiques et sociales des populations qui dépendent directement de ces espaces naturels.

 

L’approche défendue par l’organisation repose sur une idée centrale : la protection de l’environnement ne peut réussir que si elle apporte des bénéfices concrets aux communautés locales.

 

« Protéger un arbre doit rapporter davantage que le couper »

 

Au cœur des échanges entre Greenpeace Africa et les autorités provinciales figure la nécessité de transformer la forêt en une opportunité économique durable pour les populations.

 

« Nous partageons désormais la même conviction avec le gouverneur : protéger un arbre doit rapporter davantage que le couper. Si aujourd’hui une personne peut recevoir 15 000 FC pour abattre un arbre, nous voulons mettre en place des mécanismes qui permettront de rémunérer les communautés pour préserver la forêt », a déclaré le professeur Georges Milumbu, directeur pays de Greenpeace Africa en RDC.

 

Selon l’organisation, la conservation doit dépasser le cadre des discours environnementaux pour devenir un véritable outil de développement local. La création d’alternatives économiques permettra aux communautés de participer activement à la protection des forêts tout en améliorant leurs conditions de vie.

 

L’Équateur, un territoire stratégique pour le bassin du Congo

 

Le retour de Greenpeace dans cette province revêt une importance particulière pour la République démocratique du Congo et pour les efforts mondiaux de lutte contre le changement climatique.

L’Équateur figure parmi les provinces les plus riches en ressources forestières du pays. Ses vastes étendues de forêt constituent un patrimoine écologique majeur, abritant une biodiversité exceptionnelle et jouant un rôle essentiel dans la régulation du climat.

 

Dans cette région stratégique du bassin du Congo, la préservation des écosystèmes représente un enjeu qui dépasse les frontières nationales. Elle concerne à la fois la protection de la biodiversité mondiale, la lutte contre la déforestation et la sauvegarde des moyens de subsistance des populations locales.

 

Greenpeace, un acteur engagé pour une conservation durable

 

À travers son retour sur le terrain, Greenpeace Africa entend poursuivre plusieurs missions essentielles :

 

  • Préserver les forêts et la biodiversité, en contribuant à la lutte contre les pratiques responsables de la dégradation des écosystèmes ;
  • Défendre les droits des communautés locales et des peuples autochtones, en encourageant leur implication dans la gouvernance forestière ;
  • Accompagner un développement durable, en démontrant que protection de l’environnement et progrès économique peuvent aller de pair.
  •  

L’organisation rappelle que la conservation ne doit pas être perçue comme un frein au développement, mais plutôt comme une opportunité pour construire un modèle économique plus équilibré.

 

Des alternatives économiques pour réduire la pression sur les forêts

 

Dans le cadre de la reprise de ses activités, Greenpeace prévoit de renforcer son accompagnement auprès des communautés à travers des initiatives génératrices de revenus adaptées aux réalités locales. Ces Activités Génératrices de Revenus (AGR) visent à offrir des alternatives concrètes aux populations qui dépendent souvent de l’exploitation forestière pour répondre à leurs besoins quotidiens.

 

L’objectif est clair : permettre aux communautés de bénéficier économiquement de la préservation de leur environnement, afin que la forêt devienne une source durable de revenus plutôt qu’une ressource exploitée à court terme.

 

Avec cette reprise des activités, Greenpeace Africa et les autorités provinciales de l’Équateur ouvrent une nouvelle page basée sur le partenariat et la responsabilité partagée. Le défi sera désormais de transformer cette volonté commune en résultats visibles sur le terrain, au bénéfice des populations, des écosystèmes et des générations futures.

 

Dans une province où la forêt représente à la fois un héritage naturel exceptionnel et un pilier de l’économie locale, cette nouvelle collaboration pourrait devenir un exemple de conciliation entre conservation de la nature et développement humain.

 

Rédaction

Image secondaire

Articles similaires

Articles récents

Commentaires

Soyez le premier à laisser un commentaire !

Podcast Cover
Flash Info Matinal DRC News Podcast
0:00 0:00