RDC : malgré le rapprochement avec Kigali, la Belgique maintient sa position en faveur de la protection de l’intégrité territoriale congolaise | DRC News
Le rapprochement entre Bruxelles et Kigali ne change pas la position de la Belgique sur la République démocratique du Congo : le respect de l&rsqu …
Le rapprochement entre Bruxelles et Kigali ne change pas la position de la Belgique sur la République démocratique du Congo : le respect de l’intégrité territoriale congolaise reste au cœur de sa ligne diplomatique dans la région des Grands Lacs.
Alors que la Belgique et le Rwanda viennent de rétablir leurs relations diplomatiques après environ 18 mois de rupture, Bruxelles entend préserver un principe qu’elle affirme de manière constante : le dialogue avec Kigali ne doit pas se faire au détriment du respect du droit international et de la souveraineté des États, en particulier celle de la RDC.
Cette position avait déjà été explicitement formulée par le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot. Dans sa politique à l’égard de la région, Bruxelles identifie notamment le respect de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo et des autres États de la région, ainsi que l’arrêt du soutien extérieur aux groupes armés, parmi les éléments nécessaires pour s’attaquer aux causes du conflit.
Le rétablissement des relations avec Kigali ne signifie donc pas, selon la position affichée par la Belgique, que les divergences sur la situation dans l’Est de la RDC sont effacées.
Dans sa note de politique générale publiée en janvier 2026, Maxime Prévot avait déjà défendu la nécessité de maintenir des canaux de communication avec le Rwanda, tout en précisant que le dialogue ne devait pas conduire la Belgique à passer sous silence ses positions de principe concernant le droit international et les droits humains.
Cette approche permet à Bruxelles de renouer avec Kigali tout en conservant une ligne distincte sur le dossier congolais : parler avec le Rwanda, mais continuer à défendre le principe de l’intégrité territoriale de la RDC.
La position belge intervient dans un contexte où la situation sécuritaire dans l’Est congolais reste au centre des préoccupations internationales. Le ministère belge des Affaires étrangères souligne lui-même les tensions persistantes dans la région des Grands Lacs et la nécessité de soutenir les efforts diplomatiques visant à parvenir à une solution pacifique.
Pour Bruxelles, la recherche de la paix passe donc également par le maintien du dialogue avec les différents acteurs régionaux. Mais cette ouverture diplomatique est présentée comme compatible avec la défense des principes du droit international.
Le message belge est ainsi double : le dialogue reste nécessaire, mais il ne vaut pas renoncement aux principes.
Cette ligne n'est d'ailleurs pas née avec la décision du 22 septembre. Avant même le rétablissement des relations diplomatiques, la Belgique avait annoncé vouloir poursuivre ses contacts avec Kigali tout en continuant à soutenir les processus diplomatiques visant une résolution pacifique du conflit dans l'Est de la RDC.
Dans sa communication récente à l'occasion de l'Assemblée générale des Nations unies, Bruxelles a également réaffirmé son attachement au multilatéralisme fondé sur le droit international, tout en défendant l'idée que la diplomatie doit permettre de parler également avec les États avec lesquels existent des divergences.
Le rétablissement des relations diplomatiques entre la Belgique et le Rwanda ouvre une nouvelle séquence entre les deux pays. Mais du point de vue belge, la reprise du dialogue ne signifie pas la disparition des questions liées à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la RDC.
Pour Kinshasa, l'élément à retenir est donc la continuité affichée par Bruxelles : le dialogue diplomatique avec Kigali peut reprendre, mais la Belgique affirme maintenir son attachement au respect de l’intégrité territoriale congolaise et au droit international.
Reste désormais à voir comment cette position sera traduite dans les échanges diplomatiques entre Bruxelles, Kigali et les autres acteurs impliqués dans la recherche d’une issue au conflit dans l’Est de la RDC.
Rédaction
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