30/05/2026 21:09 Actualité RDC • Afrique • Monde
DRC News

DRC News

Toute l'actualité en direct

EN DIRECT RADIO
À la Une Musique Sport Écouter
Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

RDC : face à l’épidémie d’Ebola et aux combats dans l’Est, l’OMS réclame un cessez-le-feu immédiat

Santé

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) appelle à un « cessez-le-feu immédiat » dans l’est de la République démocratique du Congo, où l’épidémie d’Ebola progresse dans un contexte marqué par les affrontements armés et les déplacements massifs de populations.

Depuis la déclaration officielle de l’épidémie le 15 mai, plus de 900 cas suspects et plus de 200 décès suspects ont été signalés en RDC. Le virus touche principalement les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, tandis que des cas ont également été confirmés en Ouganda voisin.

Face à cette situation, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a estimé que l’épidémie risquait d’échapper au contrôle des équipes sanitaires à cause de l’insécurité persistante dans la région.

Dans un message publié mercredi sur le réseau social X, le chef de l’OMS a évoqué un « choc catastrophique entre maladie et conflit », affirmant que l’épidémie dans la province de l’Ituri progressait plus vite que la riposte médicale.

Attendu à Kinshasa puis à Bunia, épicentre de l’épidémie, Tedros Adhanom Ghebreyesus a appelé les groupes armés et les parties impliquées dans le conflit à permettre un accès sécurisé aux équipes humanitaires et médicales.

L’est de la RDC reste marqué par l’activisme de plusieurs groupes armés, notamment la rébellion de l’AFC/M23, accusée par Kinshasa et plusieurs partenaires internationaux d’être soutenue par le Rwanda. Les combats ont entraîné le déplacement de millions de civils et fragilisé davantage le système sanitaire dans la région.

Selon l’OMS, cette insécurité complique considérablement les opérations de suivi des cas, d’isolement des malades et de sensibilisation des populations. Les déplacements massifs favorisent également la propagation du virus dans des zones surpeuplées et difficiles d’accès.

Les organisations humanitaires alertent aussi sur la situation des enfants. L’ONG Save the Children indique qu’environ un quart des décès confirmés concerne des mineurs.

Cette nouvelle flambée est liée à la souche Bundibugyo du virus Ebola, une forme rare pour laquelle aucun vaccin homologué n’est actuellement disponible. Les autorités sanitaires internationales estiment par ailleurs que le bilan réel pourrait être plus élevé que les chiffres officiellement recensés.

En parallèle, les structures d’accueil des réfugiés en Ouganda voisin seraient déjà saturées, selon des données relayées par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

Malgré les promesses de financement international pour soutenir la riposte sanitaire, plusieurs organisations soulignent que les fonds annoncés tardent encore à être totalement décaissés.

Pour l’OMS, la maîtrise de l’épidémie dépend désormais autant des moyens médicaux que de l’évolution de la situation sécuritaire dans l’est du Congo.

Rédaction

Articles similaires

Articles récents

Commentaires

Soyez le premier à laisser un commentaire !