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Liban : Joseph Aoun cherche à éviter un vide sécuritaire après la fin annoncée de la Finul

Publié le : 20/08/2026 à 08:04
Moyen-Orient
Joseph Aoun, président du Liban

Le président libanais Joseph Aoun se rend ce jeudi à Rome pour tenter de préserver une présence internationale dans le sud du Liban, alors que le mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) doit arriver à échéance à la fin de 2026. Beyrouth redoute qu’un retrait des Casques bleus ne laisse le sud du pays davantage exposé aux tensions militaires avec Israël.

 

À Rome, Joseph Aoun doit s’entretenir avec le président italien Sergio Mattarella et la Première ministre Giorgia Meloni. L’objectif est notamment d’avancer sur une alternative internationale à la Finul, portée principalement par la France et l’Italie.

 

Pour Beyrouth, l’enjeu est clair : éviter qu’un départ de la mission de l’ONU ne crée un vide sécuritaire dans une région déjà profondément fragilisée par les affrontements entre Israël et le Hezbollah. Le gouvernement libanais souhaite ainsi maintenir un dispositif international capable d’accompagner l’armée libanaise et de contribuer à la stabilité du sud du pays.

 

Cette initiative intervient alors que la présence de la Finul est contestée. Israël s’oppose à la prolongation de son mandat, tandis que le Liban considère le maintien d’un mécanisme international comme une garantie importante pour accompagner le déploiement de ses propres forces.

 

Le projet franco-italien apparaît donc comme une tentative de compromis : ne pas laisser le sud du Liban sans présence internationale, tout en envisageant un dispositif différent de l'actuelle mission onusienne.

 

Mais la question dépasse largement le seul avenir de la Finul. Le sud du Liban demeure au cœur des tensions régionales et toute modification du dispositif de sécurité pourrait avoir des conséquences sur l'équilibre entre l'armée libanaise, Israël et le Hezbollah.

 

Joseph Aoun devra donc convaincre ses partenaires européens de soutenir une solution crédible, mais aussi obtenir suffisamment d'appuis internationaux pour qu'une éventuelle nouvelle force dispose d'un mandat clair et de moyens suffisants.

 

Le déplacement à Rome intervient par ailleurs dans un contexte régional particulièrement tendu. Washington accentue sa pression sur l'Iran, tandis qu'Israël accuse la Turquie de représenter une menace et de préparer un éventuel déploiement militaire en Syrie. Ankara rejette ces accusations.

 

La diplomatie libanaise joue ainsi une partie délicate : préserver le soutien international au Liban sans transformer le sud du pays en nouvel espace de confrontation entre puissances régionales.

 

Pour Beyrouth, le calcul est simple, mieux vaut préparer dès maintenant une présence internationale de remplacement que découvrir, après le départ de la Finul, qu'un vide sécuritaire s'est installé.

 

Rédaction

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