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La RDC déploie trois officiers à Goma pour le suivi du cessez-le-feu dans l'Est

Publié le : 15/07/2026 à 09:15
Sécurité

Trois officiers des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) sont arrivés à Goma afin de représenter le gouvernement au sein du mécanisme conjoint chargé de surveiller le respect du cessez-le-feu conclu avec l'AFC/M23. Leur déploiement marque une étape dans la mise en œuvre des engagements pris lors des discussions de paix, alors que les accusations de violations du cessez-le-feu se poursuivent entre les deux parties.

 

Les officiers, un lieutenant-colonel et deux majors, ont rejoint Goma le 13 juillet à bord d'un vol de la Mission de l'Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco). Ils auront pour mission de participer au Mécanisme conjoint de vérification du cessez-le-feu (MCVE+), une structure chargée de surveiller, d'enquêter et de signaler les éventuelles violations de la trêve.

 

Ce mécanisme trouve son origine dans l'accord de cessez-le-feu conclu à Doha le 14 octobre 2025 entre le gouvernement congolais et l'AFC/M23. Bien que les principes de son fonctionnement aient été définis au début de l'année 2026, plusieurs mois ont été nécessaires avant sa mise en œuvre effective. Celle-ci a été officiellement validée en avril 2026 à l'issue des discussions organisées en Suisse sous la facilitation de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL).

 

Le dispositif réunit des représentants du gouvernement congolais et de l'AFC/M23 en nombre égal, avec l'appui technique de la Monusco. L'Union africaine, le Qatar et les États-Unis y prennent part en qualité d'observateurs.

 

Avant son déploiement, plusieurs difficultés avaient toutefois été relevées, notamment les questions liées au financement, à la désignation complète des représentants des deux parties ainsi qu'à l'accès sécurisé aux zones concernées par le conflit.

 

Sur le terrain, la situation sécuritaire demeure fragile. Les FARDC ont affirmé, dans un communiqué publié le 5 juillet, que plusieurs localités des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu avaient été touchées les 4 et 5 juillet par des frappes de drones qu'elles attribuent à la coalition RDF/AFC-M23. L'armée congolaise fait état de victimes civiles et de dégâts matériels.

 

De son côté, l'AFC/M23 a indiqué, dans un communiqué daté du 14 juillet, que plusieurs villages du territoire de Masisi avaient été visés les 12 et 14 juillet par des opérations qu'il attribue aux forces gouvernementales et à leurs alliés. Le mouvement affirme vouloir renforcer un dispositif de sécurité autour des populations vivant dans les zones sous son contrôle.

 

À ce stade, ces accusations restent contradictoires et chaque partie rejette la responsabilité des incidents sur l'autre. La mise en place du mécanisme conjoint devra précisément permettre de documenter les faits de manière indépendante et de contribuer à réduire les tensions, dans un contexte où la protection des populations civiles demeure une priorité.

 

Rédaction

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