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Cameroun : l’absence prolongée de Paul Biya alimente la polémique, le RDPC assure qu’il n’y a aucune vacance du pouvoir

Publié le : 22/07/2026 à 15:12
Afrique Centrale

L’absence du président camerounais Paul Biya, qui dure depuis plusieurs semaines hors du territoire national, continue de susciter des interrogations dans l’opinion publique. Face aux critiques sur une éventuelle vacance du pouvoir, le parti au pouvoir, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), a tenu à rassurer : « Il n’y a aucune vacance de pouvoir au sommet de l’État ».

 

Cette déclaration a été faite le 21 juillet 2026 par Jacques Fame Ndongo, ministre d’État et secrétaire national à la communication du RDPC. Selon lui, les accusations évoquant une paralysie des institutions ne reposent sur aucun fondement juridique.

 

Jacques Fame Ndongo affirme qu’aucune disposition de la Constitution camerounaise ne fixe une durée maximale d’absence du chef de l’État hors du pays. Pour lui, il serait donc impossible d’invoquer une règle qui n’existe pas pour conclure à une vacance du pouvoir.

 

Le responsable du parti présidentiel soutient également que Paul Biya continue d’exercer ses fonctions et reste informé des dossiers de l’État grâce aux moyens de communication disponibles.

 

« Le chef de l’État travaille et suit les dossiers qui lui sont transmis par ses collaborateurs », a défendu le ministre d’État, rejetant l’idée selon laquelle le pays serait sans direction.

 

Cette explication n’a toutefois pas convaincu l’opposition. Le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), dirigé par Maurice Kamto, estime que l’absence prolongée du président soulève des questions sur la manière dont le pouvoir est exercé.

 

Mamadou Mota, vice-président du MRC, a demandé à partir de quel moment une longue absence physique du chef de l’État pouvait affecter l’exercice normal de la fonction présidentielle.

 

« Quarante-cinq jours loin du territoire national, ce n’est pas un simple séjour », a-t-il déclaré, dénonçant ce qu’il considère comme une situation exceptionnelle.

 

Le parti d’opposition a également ironisé sur l’idée d’une gouvernance à distance, évoquant un pays qui serait dirigé « en télétravail ».

 

La controverse intervient alors que Paul Biya, au pouvoir depuis 1982, reste rarement visible en public ces dernières années, alimentant régulièrement les débats sur son état de santé et sa capacité à diriger le pays. Toutefois, aucune information officielle n’indique une incapacité du président à exercer ses fonctions.

 

À ce stade, les autorités camerounaises maintiennent qu’il n’existe aucune vacance du pouvoir et que les institutions continuent de fonctionner normalement, tandis que l’opposition et une partie de l’opinion publique réclament davantage de transparence sur la situation du chef de l’État.

 

Rédaction

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