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RDC : deux généraux jugés pour la chute de Bukavu, le procès s’ouvre à Kinshasa | DRC News

Plus d’un an et demi après leur arrestation, deux hauts gradés des FARDC comparaissent devant la Haute Cour militaire à Kinshasa pour …

RDC : deux généraux jugés pour la chute de Bukavu, le procès s’ouvre à Kinshasa | DRC News
Vue extérieure du bâtiment de la Haute Cour militaire.
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Plus d’un an et demi après leur arrestation, deux hauts gradés des FARDC comparaissent devant la Haute Cour militaire à Kinshasa pour leur rôle présumé dans la chute de Bukavu aux mains de l’AFC/M23. Le général-major Robert Anvul Yav et le général-major André Ehonza Uketi sont notamment poursuivis pour des faits qualifiés de « lâcheté » face à l’avancée rebelle et encourent la peine de mort.

 

Le procès s’ouvre ce vendredi 25 septembre 2026, dans la capitale congolaise, et revient sur les événements de janvier 2025, lorsque l’AFC/M23 avait lancé une offensive majeure dans le Sud-Kivu après la prise de Goma.

 

À l’époque, Robert Anvul Yav commandait la région militaire du Sud-Kivu. Quelques jours avant l’entrée des rebelles dans Bukavu, il avait quitté la ville pour installer son quartier général à Nyangezi, à une vingtaine de kilomètres de la capitale provinciale, dans l’objectif de réorganiser les troupes en repli.

 

Le général-major André Ehonza Uketi l’avait ensuite rejoint après le repli des forces gouvernementales à la suite de la chute de Minova, Kalehe et Kavumu.

 

C’est précisément la conduite des deux officiers durant cette période qui se retrouve aujourd’hui au cœur du procès.

 

Selon le ministère public, les deux généraux auraient renoncé à organiser une contre-offensive pour reprendre Bukavu. Robert Anvul Yav est notamment accusé d’avoir « cédé » la ville aux rebelles avant de poursuivre son repli vers Nyantende puis Nyangezi.

 

André Ehonza Uketi est, pour sa part, accusé d’avoir contribué à alimenter la panique au sein des troupes en surestimant les capacités militaires de l’adversaire.

Ces accusations devront toutefois être examinées et établies au cours du procès.

 

Lors de leurs précédentes auditions devant les services de renseignement militaire et l’Auditorat général, les deux officiers avaient livré une autre lecture des événements.

 

Ils avaient notamment soutenu que les forces de l’AFC/M23 disposaient d’une supériorité en hommes et en équipements, ce qui aurait rendu particulièrement difficile une contre-offensive efficace.

 

Le procès devra donc confronter ces explications aux accusations portées par le ministère public et aux éléments militaires réunis dans le dossier.

 

Robert Anvul Yav fait également face à un autre grief concernant la remise d’armes et de munitions à des combattants Wazalendo à Lumbishi, dans le territoire de Kalehe.

 

Selon l’accusation rapportée par RFI, des mortiers de 82 millimètres et des armes PKM auraient été remis à ces miliciens considérés comme des « troupes amies ». Certaines munitions étaient présentées comme périmées et certaines armes comme défectueuses.

 

Le procès devra désormais déterminer les responsabilités individuelles des deux généraux dans la débâcle militaire qui a précédé la chute de Bukavu, ainsi que les circonstances exactes dans lesquelles les décisions militaires ont été prises.

 

Rédaction

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