
Le monde célèbre, ce 21 février 2026, la Journée internationale de la langue maternelle, une date consacrée à la promotion de la diversité linguistique et culturelle à travers la planète. Instituée par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), cette journée rappelle l’importance des langues dans la construction des sociétés inclusives et durables.
La langue maternelle n’est pas nécessairement celle des origines des parents. Elle correspond avant tout à la première langue apprise à la maison, au sein du cadre familial. Elle reflète l’environnement quotidien dans lequel grandit l’enfant et constitue le fondement de son identité linguistique et culturelle.
Un pilier de l’éducation et du développement
De nombreuses études démontrent que l’apprentissage dans la langue maternelle favorise une meilleure compréhension, renforce la confiance en soi et améliore les performances scolaires. Les experts s’accordent à dire que les enfants qui débutent leur scolarité dans leur langue maternelle développent plus facilement des compétences linguistiques solides, facilitant ensuite l’apprentissage d’autres langues.
Préserver un patrimoine menacé
Dans un contexte de mondialisation accélérée, plusieurs langues sont aujourd’hui menacées de disparition. Selon l’UNESCO, une langue disparaît toutes les deux semaines dans le monde. La Journée internationale de la langue maternelle vise ainsi à sensibiliser les gouvernements, les institutions éducatives et les communautés à la nécessité de préserver ce patrimoine immatériel.
Un enjeu pour l’Afrique et le monde
Sur le continent africain, riche de milliers de langues, la valorisation des langues locales demeure un défi majeur. Promouvoir leur usage dans l’éducation, l’administration et les médias constitue un levier essentiel pour renforcer l’inclusion sociale et préserver les identités culturelles.
En célébrant cette journée, la communauté internationale réaffirme que chaque langue compte. Car au-delà des mots, la langue maternelle porte l’histoire, les valeurs et la mémoire des peuples.
Christian KISILA


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