Les activités commerciales sont à l’arrêt dans la ville de Kalemie depuis le mardi 20 janvier 2026. Cette paralysie fait suite à la décision de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), section Tanganyika, de décréter deux journées sans activités économiques afin de dénoncer l’insécurité persistante, marquée notamment par la recrudescence des cambriolages nocturnes.
Depuis plusieurs semaines, la population alerte sur la détérioration de la situation sécuritaire dans la ville, où des cas de cambriolage sont signalés presque quotidiennement. Les opérateurs économiques figurent parmi les principales victimes de ces actes criminels, qui affectent gravement leurs activités.
Réunis au sein de la FEC/Tanganyika, les opérateurs économiques ont également exprimé leur opposition à l’installation d’un poste de péage routier en plein centre-ville, précisément à l’entrée de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC), une initiative qu’ils jugent inopportune dans le contexte actuel.
Dans une correspondance adressée au maire de la ville, ayant pour objet « Ville morte », et signée par son président provincial, Jules Mulya, la FEC exige le respect des procédures légales en la matière et appelle les autorités urbaines et provinciales à prendre des mesures urgentes et efficaces pour rétablir la sécurité.
Selon les constats effectués ce mardi aux environs de 13 heures, la décision a été largement suivie. Marchés, boutiques, magasins et stations-service sont restés fermés dans plusieurs quartiers de la ville, paralysant ainsi les activités économiques.
Cependant, cette action n’a pas fait l’unanimité. À la veille de cette journée de ville morte, une frange de la société civile a appelé la population à vaquer librement à ses occupations quotidiennes. Son porte-parole a reconnu la pertinence des revendications de la FEC, tout en estimant que le moment choisi n’était pas opportun.
Selon lui, cette mesure risque d’aggraver la situation socio-économique d’une population dont une grande partie vit au jour le jour. Il a plaidé en faveur d’un dialogue direct entre les opérateurs économiques et les autorités compétentes, estimant que la fermeture des activités pénalise davantage les petits commerçants sans apporter de solution durable au problème de l’insécurité.
Hénnoc LEYA MASIKA, á Kalemie







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