
Avant les cas récents de pressions ou d’ingérences politiques internationales, comme celles visant Nicolás Maduro ou d’autres chefs d’État, l’histoire retiendra que les États-Unis ont déjà joué un rôle déterminant dans le sort tragique d’un dirigeant africain : Patrice Lumumba, héros de l’indépendance congolaise.
En août 1960, alors que le Congo venait tout juste d’accéder à l’indépendance, le président américain Dwight D. Eisenhower aurait donné un ordre direct à la CIA d’éliminer Lumumba.
C’est ce qu’a révélé en 1975 Robert Johnson, preneur de notes lors d’une réunion du Conseil national de sécurité à la Maison Blanche.
Il affirma que, devant plusieurs hauts responsables, Eisenhower s’était tourné vers Allen Dulles, alors directeur de la CIA, et avait clairement exprimé son souhait de voir Lumumba éliminé. Johnson se souvient du silence stupéfait de 15 secondes qui suivit cette déclaration.
Cet ordre, donné dans un contexte de guerre froide et de lutte d’influence en Afrique, allait précéder l’assassinat brutal de Patrice Emery Lumumba le 17 janvier 1961, dans des conditions obscures, au Katanga.
Des décennies plus tard, cette vérité historique continue de résonner, révélant les implications géopolitiques majeures de cette époque et le lourd tribut payé par le Congo dans sa quête de souveraineté.
Christian KISILA


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