Un nouvel épisode de violence a endeuillé le territoire de Beni. Dans la nuit du 14 au 15 novembre, des assaillants attribués aux combattants ADF ont attaqué la localité de Byambwe, faisant au moins 20 morts, dont 13 femmes, et incendiant 27 maisons, selon les premières sources locales et ecclésiastiques. Certaines victimes auraient été tuées dans l’enceinte même d’un centre de santé catholique.
Alors que la population de Byambwe faisait face à l’horreur, la communication officielle du gouvernement a suscité de vives interrogations. Lors du briefing hebdomadaire, le porte-parole n’a consacré que quelques mots à l’attaque, ce que plusieurs voix de la société civile décrivent comme une réaction insuffisante au regard de la gravité des faits.
Le curé de la paroisse Saint-Paul de Byambwe, rescapé de l’attaque, a lancé un appel pressant à l’aide nationale et internationale :
« L’ennemi est presque international. Nous avons besoin d’aide. »
La région continue en effet de subir les assauts répétés des ADF, un groupe armé affilié à l’État islamique et actif depuis plusieurs années dans le Nord-Kivu et l’Ituri. Les habitants, déjà éprouvés par des cycles de massacres successifs, dénoncent un sentiment d’abandon et réclament une réponse sécuritaire plus ferme et plus cohérente.
Ce nouvel épisode tragique ravive la question de la protection des civils dans l’Est du pays et souligne l’urgence d’une stratégie plus efficace pour mettre fin aux violences qui endeuillent régulièrement les populations locales.
El Boutros Banzaley



Laisser un commentaire