Lors de son discours à la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a exprimé son profond inquiétude face à la multiplication des guerres et à la détérioration du droit international dans le monde.
« Si le monde hésite encore à nommer notre douleur, nous n’attendrons pas. Nous en sommes les premiers témoins, nous en serons les premiers artisans de justice. Le Congo ne sollicite ni charité ni commisération. Il exige justice, vérité et dignité », a-t-il déclaré.
Le chef de l’État a dénoncé le retour de la « rhétorique guerrière » et des « vieux démons », tels que les agressions armées et les conflits liés au contrôle des ressources naturelles.
Pour illustrer son propos, il a cité plusieurs crises internationales majeures :
la guerre en Ukraine,
le conflit entre Israël et le Hamas à Gaza,
ainsi que les tensions au Yémen, en Birmanie et en Syrie.
Le président Tshisekedi a également attiré l’attention sur la situation dans l’est de la RDC, où des massacres sont perpétrés par des groupes armés, notamment rwandais, qualifiant cette situation de « tragique illustration » de cette tendance mondiale.
« Le Congo n’attend pas pour agir et appelle la communauté internationale à soutenir la paix et la justice », a-t-il ajouté.
Cette intervention souligne la volonté de la RDC de se positionner comme acteur principal de sa propre sécurité et de la justice pour ses populations, tout en alertant la communauté internationale sur la recrudescence des conflits mondiaux.
Rédaction



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