Kalemie, le 20 septembre 2025 – Le préfet de l’Institut Mahito a tiré la sonnette d’alarme ce dimanche dans un article publié sur les réseaux sociaux. Il y dénonce la situation alarmante que vivent les élèves – du primaire comme du secondaire – dans plusieurs écoles partageant la même concession que l’Institut Mahito.
Parmi ces établissements figurent :
Institut Mahito
Institut Lukenta
Institut d’Études Sociales
École Primaire Lukuga 2
École Primaire Mahito
Selon le préfet Mérinos Kabala, plus de 1 000 enfants âgés de 5 à 12 ans se rendent quotidiennement aux toilettes sans eau et passent plus de six heures à l’école sans boire, en raison des coupures répétées d’eau et d’électricité orchestrées par les entreprises publiques REGIDESO (eau) et SNEL (électricité).
Il a souligné que, malgré les dangers sanitaires que cette situation engendre, les comités de parents (COPA), les préfets et les directeurs continuent à recevoir des campagnes de sensibilisation contre les 29 maladies en milieu scolaire, en lieu et place de solutions concrètes.
« L’État congolais a échoué dans son rôle », a-t-il déclaré sans détour.
Un cri du cœur
Pour étayer ses propos, M. Kabala a rappelé son propre passé scolaire :
« J’ai été vacciné contre le choléra en 1983 au Collège Mwangaza. Aujourd’hui, 42 ans plus tard, je n’ai jamais été victime du choléra, malgré sa virulence à Kalemie. »
Il a poursuivi :
« En 1976, je buvais de l’eau potable à l’école Saint Louis, aujourd’hui Maendeleo. Mais aujourd’hui, 49 ans plus tard, l’EP Mahito vit sans eau à cause des coupures intempestives et irréfléchies des agents de la REGIDESO. Ces coupures touchent même les morgues, obligeant les familles à apporter des bidons d’eau pour laver les corps. »
Face à cette situation, il propose une action choc :
« Si l’on coupe l’eau dans les écoles, alors qu’on coupe aussi l’électricité au camp militaire marin, à la clinique d’État, à l’hôpital général de Kalemie, à la mairie, à l’Assemblée, au Gouvernorat et dans tous les bâtiments des ministères. »
Il n’a pas mâché ses mots, qualifiant les agents de la REGIDESO et de la SNEL d’« inconscients professionnels et incompétents ».
Hénnoc Leya Masika, à Kalemie



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