Kalemie, 24 août 2025 – Un incendie tragique survenu dans la nuit de samedi à dimanche a coûté la vie à huit membres d’une même famille dans un quartier populaire de Kalemie. Le feu, déclenché par un court-circuit électrique selon les premiers éléments, a réduit en cendres une maison abritant dix personnes. Seuls le père de famille et un enfant de deux ans ont survécu.
Malgré la gravité du drame, aucune autorité politique ou administrative — ni chef de quartier, ni bourgmestre, ni maire, ni ministre — ne s’est rendue sur les lieux ou à la morgue, selon plusieurs témoins, dont Nathan Mugisho, président du mouvement citoyen Parlement debout sans tabous.
L’organisation UMOJA ni NGUVU, soutenue par l’ingénieur Yves Lubuli, a été la seule structure à intervenir, en prenant en charge toutes les étapes jusqu’à l’enterrement. Une implication saluée par la communauté, alors que les pouvoirs publics ont été aux abonnés absents, malgré des appels répétés notamment du président de la mutualité BUGUMA.
Le service d’inhumation de la mairie et un officier de police judiciaire ont brièvement assisté aux formalités administratives, avant de repartir.
Sur les réseaux sociaux, l’émotion est vive. Certains internautes ont exprimé le souhait de voir Nathan Mugisho porter une voix au sein de l’Assemblée provinciale. Ce dernier a répondu avec lucidité :
« Être député pour une jeep ou pour voter sans pouvoir sanctionner ? Je préfère servir sans titre. »
Ce drame illustre un malaise profond dans la gouvernance locale. À Kalemie, les projets d’infrastructures restent inachevés, les ateliers financés par les bailleurs ne produisent aucun impact visible, et le banditisme reprend de l’ampleur dans l’indifférence générale.
De plus en plus d’observateurs parlent d’un « gouvernement provincial des réseaux sociaux« , plus prompt à communiquer qu’à agir.



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