Ce vendredi 22 août 2025, la Haute Cour militaire de Kinshasa a requis la peine de mort, sans circonstances atténuantes, à l’encontre de l’ex-président Joseph Kabila. Jugé par contumace, il est accusé de crimes de guerre, trahison, apologie d’actes terroristes et complot, en lien avec son prétendu soutien au groupe rebelle M23, soutenu par le Rwanda.
Le ministère public a souligné des éléments tels que la qualification par Kabila des actes des rebelles comme « les aspirations du peuple », son accueil des insurgés à son retour au pays et ses discours incitant à la violence. Ces éléments ont été présentés comme preuve de sa complicité dans les violences à l’est de la RDC.
Parallèlement, les avocats de la partie civile ont réclamé plus de 24 milliards de dollars de réparations pour les préjudices subis par l’État congolais. Ils ont également suggéré que Joseph Kabila serait un espion rwandais ayant usurpé la nationalité congolaise, une accusation qui a alimenté le débat sur son identité et sa loyauté envers la RDC.
Ce procès a suscité des réactions diverses. Certains y voient un pas vers la justice, tandis que d’autres dénoncent une instrumentalisation politique de la justice militaire. La suite de la procédure dépendra de la décision du tribunal, qui pourrait prononcer une condamnation à la peine capitale ou opter pour une autre peine, en l’absence de l’accusé.
Rédaction



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