Une situation alarmante se déroule à Kolwezi, dans la province du Lualaba, où plus de 400 agents de la société Congo Astral Company (CAC), un service para-militaire opérant sur les sites miniers, sont détenus depuis le samedi 9 août par les services du ministère provincial de l’Intérieur.
Ces agents sont accusés d’utilisation illégale d’effets militaires, bien qu’ils détiennent, selon des sources internes, des documents officiels les autorisant à porter cet uniforme dans le cadre de leurs fonctions de sécurité privée en zone minière.
Malgré une phase d’identification opérée par les autorités, leur libération reste incertaine.
Un agent détenu, ayant requis l’anonymat, a dénoncé les conditions de détention : « Depuis samedi, nous n’avons pas eu accès à une douche.
Nos familles ne savent plus quoi faire pour nous venir en aide ».
Les détenus seraient entassés sans hygiène minimale, ni restauration suffisante.
Une situation qui inquiète leurs proches, mais aussi qui exigent une clarification rapide sur les motifs de détention et le respect des droits fondamentaux.
De son côté, l’administration provinciale du Lualaba reste silencieuse.
Le ministère provincial de l’Intérieur n’a pas encore livré de communication officielle sur cette opération, ni sur les perspectives d’un éventuel procès ou d’une libération.
Cette affaire relance le débat sur la régulation des services de sécurité privée en RDC et sur le respect des droits des agents qui œuvrent dans des zones hautement sensibles comme les sites miniers.
Christian KISILA



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