Une atmosphère pesante à régné ce mardi dans la cité de Manono, plongée dans une paralysie totale. Boutiques, pharmacies, marchés, radios locales : tout est à l’arrêt.
Les rues, habituellement animées, sont désertes, enveloppées d’un silence troublant, signe d’une peur largement répandue au sein de la population.
L’origine de cette tension remonte aux premières heures de la matinée, lorsqu’un jeune homme en état d’ivresse aurait lancé une étrange mise en garde à proximité du marché central : « Leo mutaona, muchunge 10h00 njo mutajua vile tunaikalaka ».
Peu de temps après, il croise un groupe de jeunes de retour d’un deuil, qui entonnent des chants aux accents de révolte.
Cette scène déclenche un vent de panique, précipitant la fuite des commerçants encore présents.
Des témoignages indiquent qu’un groupe d’hommes, non identifiés mais au comportement menaçant, a exigé la fermeture immédiate des activités aux abords des pharmacies, semant davantage la confusion.
Des femmes commerçantes affolées ont vidé précipitamment le marché, amplifiant la psychose collective.
Vers 9h07, des coups de feu éclatent, probablement tirés pour disperser les attroupements. Mais aucune communication officielle n’a été faite jusqu’à l’heure actuelle.
La peur de représailles ou d’affrontements non maîtrisés hante désormais les esprits.
Des unités de la police nationale ont été déployées dans les points chauds de la ville.
Leur présence vise à calmer la situation, mais la cité de Manono reste figée dans l’incertitude. Les habitants, eux, réclament des explications claires et des garanties de sécurité.
Un jour noir pour cette cité déjà fragilisée, où l’insécurité latente prend aujourd’hui une forme tangible et alarmante.
Christian KISILA



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