Depuis sa cellule, Jean-Claude Kineme KATOMBE, notable du Tanganyika et ancien Directeur général adjoint de la DGRTANG, a adressé une demande de pardon publique au gouverneur de province, Christian Kitungwa Muteba. Dans une déclaration empreinte de remords, il reconnaît avoir tenu des propos injurieux et irrespectueux à l’encontre de l’autorité provinciale.
« Je reconnais mes fautes. L’enfant reste toujours l’enfant devant son père », a-t-il affirmé, s’adressant également au président de la communauté Hemba, Pande Moya, ainsi qu’à l’ensemble des notables et autorités provinciales.
Kineme évoque une punition corporelle qu’il dit avoir subie depuis son incarcération, qui remonte au 21 juillet dernier. Il se dit gravement malade et implore l’intervention du gouverneur pour obtenir une libération afin de recevoir des soins médicaux.
« Si le gouverneur me laisse dans cette prison, il y a risque que je meure », a-t-il alerté, affirmant que son état de santé est critique.
Cette arrestation, effectuée par les agents de l’Agence nationale de renseignements (ANR), reste entourée de flou. Officiellement, les raisons n’ont pas été communiquées. Toutefois, de nombreuses voix s’interrogent sur un lien possible entre cette détention et les critiques récemment formulées par Kineme à l’encontre de la gestion de la province.
Pour mémoire, Jean-Claude Kineme avait été révoqué de ses fonctions à la tête de la régie financière provinciale en février dernier, pour « faute grave », « incompétence » et « comportement insubordonné ». Sa révocation avait été précédée d’une grève des agents de la DGRTANG, réclamant le paiement de plusieurs mois d’arriérés.
Alors que la situation continue de susciter des réactions, la société civile locale appelle à la transparence sur les véritables motifs de son arrestation.
Hénnoc Leya Masika à Kalemie



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