Le ministre provincial des Infrastructures du Tanganyika, l’ingénieur Bertin Twite Kilolo, fait l’objet de vives critiques au sein de la fédération rurale de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Dans une correspondance datée du 14 juillet 2025 et signée par son président fédéral, Lupema Kembo, la fédération reproche au ministre un « manque criant de volonté » de s’acquitter de ses obligations financières envers le parti.
Selon cette lettre adressée au gouverneur de province, cela ferait trois mois — mars, avril et mai — que le ministre n’aurait pas versé les 10 % de sa rémunération au parti, comme le prévoit l’article 56, alinéa 2, du titre 8 du statut de l’UDPS. Cette disposition impose en effet à tous les mandataires publics issus du parti de contribuer mensuellement à son fonctionnement.
La correspondance ne s’arrête pas au cas du ministre. Elle va plus loin en recommandant le remplacement immédiat de tous les membres de son cabinet qui ne se conforment pas à cette règle. « Le parti propose de changer tous ceux qui ne sont pas en ordre, du sommet jusqu’au dernier membre du cabinet ayant obtenu son poste grâce à l’UDPS« , peut-on lire dans le document. L’objectif serait, selon la fédération, de « mettre en place des cadres réellement engagés à servir le parti conformément à ses statuts ».
Parmi les 11 membres du cabinet du ministre, seuls quatre auraient versé une contribution partielle. Aucun ne serait à jour de ses obligations, selon le rapport établi par la fédération locale.
La fédération sollicite l’implication directe du gouverneur de province pour faire respecter les engagements statutaires des membres du gouvernement provincial affiliés à l’UDPS. Elle insiste sur l’universalité de la règle des 10 %, indépendamment du statut ou de la fonction exercée par le mandataire.
Certains analystes politiques estiment cependant que ces différends internes devraient être réglés discrètement, afin d’éviter d’exposer le parti à des polémiques publiques. L’étalage de telles tensions pourrait nuire à la cohésion au sein des institutions provinciales et ternir l’image de l’UDPS, surtout dans un contexte politique où l’unité demeure un enjeu stratégique.
Hénnoc Leya Masika à Kalemie




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