Kinshasa, 3 juillet 2025 – Le gouvernement congolais opte pour une approche non militaire comme première étape dans la gestion de la présence des rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans l’est de la RDC.
Lors d’une déclaration publique, la ministre congolaise des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a précisé que cette démarche vise à encourager les combattants FDLR à envisager un retour volontaire au Rwanda, leur pays d’origine.
« L’idée est d’abord de sensibiliser les FDLR, qui sont des ressortissants rwandais, à la possibilité de rentrer chez eux et de bénéficier du soutien de la commission rwandaise de démobilisation, en vue de leur réintégration dans la société rwandaise », a-t-elle indiqué.
Une volonté politique de désescalade
Cette position s’inscrit dans une stratégie de désescalade du conflit dans l’Est de la RDC, où la présence de groupes armés étrangers et locaux continue d’alimenter une grave crise sécuritaire. Les FDLR, actifs depuis plus de deux décennies sur le sol congolais, sont souvent accusés d’exactions contre les civils et considérés comme l’un des facteurs d’instabilité dans la région.
Kinshasa souhaite ainsi miser, dans un premier temps, sur la persuasion, la diplomatie et les mécanismes de désarmement volontaire, tout en appelant le Rwanda à jouer pleinement son rôle dans la réintégration de ses ressortissants.
Un processus encore incertain
Bien que cette approche pacifique soit saluée pour sa volonté d’éviter une escalade militaire, son efficacité dépendra fortement de la coopération des FDLR eux-mêmes, mais aussi des engagements concrets de Kigali à accueillir les ex-combattants dans des conditions dignes.
Pour l’instant, aucune opération de rapatriement n’a encore été annoncée officiellement. Le gouvernement congolais reste toutefois prudent, laissant entendre que d’autres options pourraient être envisagées si cette première phase échoue.
Rédaction DRC News



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