Kalemie, 2 juillet 2025 – Dans un communiqué officiel rendu public ce mercredi, le ministre provincial de l’Intérieur et de la Sécurité, Maître Johnson Kasongo, a annoncé l’interdiction de l’utilisation d’équipements de sonorisation lors des veillées de prière organisées par les églises et ministères spirituels à Kalemie.
Selon les autorités, cette mesure vise à faciliter la communication entre les services de sécurité pendant la nuit, dans un contexte marqué par une recrudescence des actes de banditisme.
Une réponse à l’insécurité croissante
Depuis plusieurs semaines, Kalemie est confrontée à une augmentation notable des violences urbaines : agressions à l’arme blanche, vols à main armée et actes de vandalisme. Face à cette insécurité, le gouvernement provincial estime que la réduction du bruit nocturne permettra aux forces de l’ordre d’intervenir plus efficacement et d’identifier plus rapidement les situations à risque.
Concrètement, les responsables religieux sont désormais appelés à organiser leurs prières nocturnes sans haut-parleurs, sonos ou tout autre dispositif d’amplification du son.
Une décision critiquée par l’opposition
Cette annonce ne fait pas l’unanimité. Lors de la plénière du 26 juin dernier, le député provincial Kabongo wa Kabongo Boniface, élu de la plateforme Ensemble, a fustigé cette décision qu’il considère comme une preuve d’impuissance du ministre face à la montée de l’insécurité.
Le député a demandé la démission immédiate de Maître Johnson Kasongo, estimant que la limitation des activités religieuses ne saurait remplacer une politique de sécurité efficace et cohérente. Selon lui, les Kalemiards attendent des mesures concrètes pour rétablir la paix et la quiétude dans leurs quartiers.
Des attentes et des incertitudes
Alors que la mesure est désormais en vigueur, les responsables des lieux de culte sont tenus de s’y conformer, sous peine de sanctions administratives. Reste à savoir si cette restriction — présentée comme temporaire — aura un impact réel sur l’amélioration de la sécurité nocturne.
La population, quant à elle, espère des réponses plus structurelles : augmentation des effectifs policiers, patrouilles renforcées, poursuites judiciaires contre les délinquants… Autant d’actions que les citoyens jugent plus urgentes que la régulation des pratiques religieuses.
Hénnoc Leya Masika, à Kalemie



Laisser un commentaire