RDC : un écart de 58,7 milliards USD entre la valeur réelle des matières premières et les recettes captées par l’État (CREFDL)

Un rapport du Centre de Recherche en Finances Publiques et Développement Local (CREFDL), publié ce mardi, met en lumière un écart alarmant entre la valeur des matières premières produites en République Démocratique du Congo (RDC) et les revenus réellement perçus par l’État.

Selon ce document, entre 2020 et 2022, la valeur totale des matières premières extraites du sous-sol congolais s’élève à 71,3 milliards de dollars américains, alors que le gouvernement n’a pu en capter que 12,5 milliards USD, soit à peine 17,53 %.

Le CREFDL souligne une différence significative de 58,7 milliards USD entre la valeur réelle des ressources produites et les chiffres officiellement enregistrés dans les documents budgétaires de l’État congolais.

Dans le détail, le rapport indique qu’en 2022, la valeur des matières premières extraites atteignait 31,7 milliards USD, contre 15,3 milliards USD en 2020 — soit une hausse d’environ 50 % sur trois ans. Cette dynamique est notamment portée par l’exportation des produits miniers, qui génèrent environ 13 milliards USD par an.

Malgré une production minière en forte croissance — avec une valeur estimée à 34 milliards USD par an pour les métaux, selon le rapport — les recettes qui parviennent au Trésor Public congolais restent étonnamment faibles.

Ces chiffres, partagés également par le journaliste Stanis Bujakera sur son compte X (anciennement Twitter), soulèvent de nouvelles interrogations sur la transparence, la traçabilité et la gestion des ressources naturelles en RDC, alors que le pays dispose de certaines des plus grandes réserves mondiales de cuivre, cobalt et autres minerais stratégiques.

Rédaction

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