En République démocratique du Congo, le retour sur la scène politique de l’ancien président Joseph Kabila continue de susciter des réactions contrastées. Augustin Kabuya, secrétaire général de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), a exprimé de vives critiques à l’égard de cette éventualité, accusant l’ex-chef de l’État de vouloir revenir au pouvoir par des moyens qu’il juge dangereux.
« Pour lui, tuer les Congolais est la seule voie qui lui reste pour revenir sur la scène politique », a déclaré Kabuya lors d’une intervention publique. Il affirme que les agissements du camp Kabila participeraient à la déstabilisation du pays, notamment dans l’Est, en proie à de multiples violences armées.
Ces propos s’inscrivent dans un contexte de tensions politiques persistantes entre l’actuelle majorité présidentielle et les figures de l’ancien régime. Joseph Kabila, qui s’est fait discret depuis la fin de son mandat en 2019, multiplie récemment les signes d’un retour possible dans l’arène politique, notamment par le biais de son parti, le Front Commun pour le Congo (FCC).
Du côté du FCC, aucune déclaration officielle n’a encore été faite en réponse aux accusations d’Augustin Kabuya. Toutefois, des cadres du parti dénoncent régulièrement ce qu’ils considèrent comme une tentative de diabolisation de leur leader et de leur famille politique.
Alors que le pays traverse une crise sécuritaire marquée par l’agression rwandaise, le climat politique reste marqué par une polarisation croissante entre anciens et nouveaux acteurs du pouvoir.
Rédaction



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