Les affrontements entre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les rebelles de l’Alliance des Forces du Changement (AFC/M23) ont atteint Walikale-centre dans l’après-midi du 19 mars, aggravant une situation sécuritaire déjà précaire. Selon le journaliste Patient Ligodi du média en ligne Actualité.cd, ces combats ont provoqué un exode massif des habitants vers des zones plus sûres.
Les échanges de tirs ont touché plusieurs infrastructures, y compris la base locale de Médecins Sans Frontières (MSF), bien que l’organisation affirme ne pas avoir été directement ciblée. Son personnel est actuellement confiné, dans l’attente d’une amélioration des conditions sécuritaires. Par ailleurs, deux explosions massives ont été signalées à proximité de l’Hôpital général de Walikale, où une soixantaine de patients sont toujours pris en charge. MSF redoute un afflux important de blessés dans les heures et jours à venir.
Face à cette escalade de violence, la panique s’est installée parmi les habitants de Walikale-centre, située sur la Route Nationale 3 (RN3), un axe stratégique reliant Kisangani à Bukavu. L’insécurité croissante sur cette route, qui traverse plusieurs localités clés telles que Lubutu et Tingitingi, complique encore davantage le déplacement des populations fuyant les combats.
Alors que la situation reste critique, les humanitaires appellent à une action urgente pour garantir la protection des civils et l’accès aux soins médicaux. Les prochaines heures seront déterminantes pour l’évolution de cette crise qui menace de s’étendre à d’autres zones de la province.
Rédaction



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