Goma, 20 mars 2025 – Corneille Nangaa, leader de l’Alliance du Fleuve Congo (AFC), qui inclut le groupe rebelle M23, a déclaré que son mouvement ne se sentait pas lié par l’appel au cessez-le-feu lancé par les présidents congolais et rwandais lors de leur rencontre au Qatar.
« Ce qui s’est passé à Doha, tant que nous n’en connaissons pas les détails et tant que cela ne résout pas nos problèmes, nous dirons que cela ne nous concerne pas », a affirmé Nangaa lors d’un entretien à Goma. Il a également assuré que les rebelles poursuivraient leur lutte jusqu’à ce que leur cause soit entendue.
Cette déclaration intervient alors que le M23 continue son avancée en territoire congolais et a capturé la ville stratégique de Walikale, renforçant son emprise sur l’est du pays. Le groupe rebelle s’est également retiré des négociations de paix prévues en Angola, mettant en péril les efforts diplomatiques en cours.
Le conflit, enraciné dans les rivalités régionales depuis le génocide rwandais de 1994 et alimenté par la compétition pour les ressources minières, suscite des craintes d’un embrasement à plus grande échelle.
Par ailleurs, Nangaa a rejeté toute possibilité d’un accord entre les États-Unis et Kinshasa sur l’exploitation des minerais, qualifiant cette initiative de « trahison ». Pendant ce temps, l’AFC tente d’affirmer son contrôle sur les territoires conquis, notamment en cherchant à remettre en service l’aéroport de Goma, endommagé lors des récents affrontements.
Rédaction



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