Le mardi 18 mars 2025, l’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, a rencontré l’ancien président sud-africain Thabo Mbeki en Afrique du Sud. Cette rencontre s’inscrit dans une série de consultations entreprises par Kabila à l’échelle continentale, notamment depuis que le président en exercice, Félix Tshisekedi, l’a accusé d’être le véritable instigateur de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), un mouvement politico-militaire dirigé par Corneille Nangaa.
Bien que les détails précis de leur entretien n’aient pas été rendus publics, cette initiative semble refléter les efforts de Kabila pour maintenir une influence politique et diplomatique dans la région, dans un contexte de tensions persistantes avec le régime de Kinshasa et de crise continue dans l’est de la RDC. Cette visite intervient également après sa prise de parole remarquée en février 2025, où il avait critiqué la gouvernance de Tshisekedi et exprimé des inquiétudes quant à la situation sécuritaire dans le pays.
En réponse aux accusations de complicité avec le M23, Kabila a fermement rejeté ces allégations, les qualifiant d’« infondées » et a exigé que ses détracteurs fournissent des preuves concrètes. Il a également exprimé sa préoccupation concernant la crise sécuritaire dans l’est du pays, appelant à une approche unifiée pour résoudre les conflits en cours.
Cette série de consultations et de prises de position souligne la complexité du paysage politique congolais, marqué par des alliances changeantes et des défis sécuritaires persistants. La communauté internationale suit de près ces développements, compte tenu de leur impact potentiel sur la stabilité de la région des Grands Lacs.
Rédaction



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