La situation sécuritaire demeure critique dans la province du Sud-Kivu, en République Démocratique du Congo (RDC), où les affrontements entre le groupe armé M23 et les forces locales se poursuivent.
L’axe Bukavu-Nyantende-Nyangenzi reste sous le contrôle des rebelles du M23, malgré une offensive de récupération menée par les combattants Wazalendo dans l’après-midi du lundi 17 mars 2025.
Des combats violents ont éclaté sur la route nationale n°5, notamment à Nyantende, Toyota et Nyangenzi, entraînant des pertes humaines et matérielles :
1 civil tué
5 combattants Wazalendo abattus
7 rebelles du M23 neutralisés
1 civil et 1 combattant du M23 blessés
2 véhicules du M23 endommagés
Depuis la matinée du mardi 18 mars 2025, le M23 a massivement renforcé ses positions à Nyangenzi en provenance de Bukavu, avec un déploiement militaire significatif observé sur place.
Dans la nuit du 16 au 17 mars, un déploiement sans précédent des forces du M23 dans plusieurs artères stratégiques de Bukavu avait semé la panique parmi la population. Cette agitation faisait suite à des rumeurs évoquant une éventuelle incursion des Wazalendo dans la ville.
La ville de Bukavu fait face à une recrudescence de l’insécurité. Lors des nuits du 16 au 17 mars et du 17 au 18 mars 2025, plusieurs quartiers ont été ciblés par des bandits armés, notamment Pagéco, Karhale/Texas, Muhungu et Georges de Four.
Cette montée de l’insécurité plonge les habitants dans une psychose totale, ne sachant plus à qui se fier. Josué Kayeye Akonkwa, ancien acteur de la société civile du Sud-Kivu, alerte sur la gravité de la situation et l’urgence d’une intervention pour rétablir la sécurité dans la région.
La tension reste palpable, et la population vit dans l’inquiétude face à l’évolution du conflit.
Rédaction



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