Une explosion a frappé la ville de Bukavu ce jeudi, lors d’un meeting tenu par Corneille Nangaa, coordonnateur de l’Alliance Fleuve Congo (AFC-M23). L’attentat, survenu peu après son discours à la Place de l’Indépendance, a semé la panique et causé de lourdes pertes humaines.
Un bilan alarmant et des accusations croisées
L’AFC-M23 a annoncé un bilan de 11 morts et 65 blessés, précisant que l’explosion s’était produite en plein centre-ville. Lors d’une conférence de presse, Corneille Nangaa a directement accusé Kinshasa, dénonçant une tentative d’intimidation visant à faire taire son mouvement. Il a également promis que l’AFC-M23 prendrait en charge les obsèques des victimes ainsi que les soins des blessés.
Kinshasa pointe du doigt l’armée rwandaise et l’AFC-M23
Réagissant à cet attentat, le président Félix Tshisekedi a fermement condamné cet acte, qualifié de « barbare et inacceptable ». Il a rejeté toute implication du gouvernement congolais et a, à son tour, accusé l’armée rwandaise et ses alliés de l’AFC-M23 d’être responsables de cette explosion meurtrière.
Tandis que les enquêtes se poursuivent, cet attentat risque d’accentuer les tensions déjà vives entre le pouvoir congolais et l’AFC-M23, sur fond de crise sécuritaire persistante dans l’Est du pays.
Joseph KAMBOL



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